Foyer Socio-Culturel Jacques Brel Place Gambetta, Boîte Postale 54 - 59124 ESCAUDAIN

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CHORALE MIXTE D'ESCAUDAIN EN OSTREVANT

 

Pb150028.jpg (454937 octets)Des dates concerts :
24/10/04 : Concours à Halluin 

Sainte Cécile : Concert Eglise d'Escaudain

Noël : Concert Eglise d'Escaudain

Début 2005 : Concert pour les Restos du cœur

 

Renseignements :

Président :

 

 Albert DHENNAIN 

13 Rue Louis Blanc 

- 59124 Escaudain 

Tél. : 03 27 44 64 32

 

 Secrétaire:

 

 Catherine MERCIER 

11 Rue Louis Blanc

 - 59124 Escaudain 

Tél. / Fax : 03 27 43 05 20

 

HISTOIRE DU CHANT CHORAL A ESCAUDAIN

C'est à Louis Guillaume BOCQUILLON dit " Wilhem " modeste professeur de musique né en 1781 que l'on doit la création et le développement des sociétés de chants populaires à qui il donna le nom d' " Orphéon " en hommage à Orphée, Dieu de la musique. Devenu en 1835 inspecteur général de l'enseignement de la musique, il rendit obligatoire dès 1836 l'enseignement du chant dans les écoles. 

Dès lors la pratique du chant et la constitution de sociétés chorales se développèrent et, à la fin du XIXè siècle la plupart des gros bourgs possédaient leur groupe de chanteurs (on en relève 1500 en France en 1985). A Escaudain, le premier essai eut lieu en 1881.

 La commune compte alors environ 4000 habitants et son Maire est le notable Honoré CARTIGNY, le censier de la Grande Cense. Un groupe d'amateurs sollicite le chef de la fanfare, Joseph LESAFFRE, qui dirige la réputée Union Orphéonique de Denain et, avec l'accord de la Municipalité fondent la Chorale des " Amis Réunis " qui deviendra Union Orphéonique Municipale en 1892 et recevra sa bannière (actuellement au Musée) en 1903.

 A ses débuts la société était donc en quelque sorte le prolongement de la Fanfare Municipale, déjà bien installée (1859). Les chefs pupitres étaient choisis parmi les musiciens afin de favoriser le déchiffrage des morceaux. Par exemple, en 1939, Adonis BIZET, l'un des meilleurs membres de l'Harmonie (ex fanfare) était le chef de pupitre des barytons. Ces responsables réunissaient les chanteurs dont ils étaient les éducateurs une fois par semaine et, au cours d'une autre réunion hebdomadaire, le chef pouvait alors coordonner l'ensemble. 

Comme pour l'Harmonie, les réunions se déroulaient dans le Salon de l'Ortille (plus tard DEBEAUSSART), ruelle Gambetta. Le répertoire comportait alors de grandes fresque patriotiques ou mélo dramatiques mais aussi d'adaptation pour deux, trois ou quatre voix masculines d'œuvres classiques comme " l'Hymne à la nuit " de Rameau, le " Beau Danube Bleu " de Strauss, la " Marche de Tannhauser " de Wagner, le tout plus ou moins arrangé. 

Selon le vœu de Wilhem l'Union Orphéonique d'Escaudain, comme la plupart de ses voisines, présentait également un aspect mutualiste, ce qui était dans le mouvement de l'époque soucieuse de pallier l'absence de couverture sociale. C'est ainsi que chaque choriste devait s'engager à verser une cotisation mensuelle. En contre partie la société versait ses secours à ses membres dans le besoin. 

Peu à peu, la société s'étoffa : au festival local du 25 mai 1913, la valeureuse " Union Orphéonique " que présidait alors Pierre Amand JONAS, négociant en vins de la rue Victor Hugo, présente 55 choristes. Après l'interruption tragique de la Grande Guerre, l'engouement pour le chant choral se développe et, au Festival d'Hérin du 16 mai 1926, le groupe Escaudinois était riche de 65 membres. Le prestige des sociétés musicales (harmonies et chorales) était alors considérable dans la population à un point tel que, chez nos voisins de Denain, à la mort du chef de l'Union Orphéonique, Charles DUYSBOURG, la municipalité donna son nom à une rue de la ville. 

La chorale cessa bien entendu son activité une seconde fois en 1939. Son président était alors Edmond GRIFFON, artisan peintre et musicien de valeur et son vice président Henri ROSSY, artisan également. Depuis 1925 son chef était Achille WEPPE, un excellent violoniste denaisien, soliste de l'Orchestre du Conservatoire de Valenciennes, qui, juste avant la guerre, avait également repris la direction des chorales de Denain et d'Abscon.

 Les répétitions avaient lieu au Café de l'Ophéon sur l'actuelle place Gambetta (cabinet dentaire) tenue par Aimée RIGAUT (près du café billard de Berthe LECAS). 

Après la guerre, Monsieur WEPPE tenta bien une reconstruction de la société. Mais l'expérience pris fin en 1946. On ne parla plus du chant choral d'adultes à Escaudain durant une vingtaine d'années jusqu'à la création en 1965 par Monsieur Henri FONTAINE, un instituteur ardent propagandiste de cette discipline, d'un ensemble dont le centre d'activité était au Quart de Six heures. Dans sa foulée, Monsieur Albert DHENNAIN, adjoint au Maire, responsable de l'action culturelle, décida en 1987 de remettre en selle la chorale. Ce fut une réussite. La nouvelle formation est mixte (contrairement à l'ancienne Union Orphéonique réservée aux hommes). La présidence en fut confier à Madame Gisèle DESCAMPS et la direction à Madame Agnès RENAUX, médaille de vermeil du Conservatoire de Valenciennes et professeur de piano à l'école Municipale de Musique. Ce groupe musical très actif compte une quarantaine de choristes et il représente honorablement la commune dans les concours et festivals parmi les 500 chorales (environ) françaises. Bien entendu son répertoire est un mariage heureux de la tradition classique et de l'adaptation de morceaux de fantaisie. Elle tient ses répétitions dans une salle de l'ancien collège (Centre Culturel Charles De Gaulle). 

Un siècle s'est donc déroulé depuis la réunion, dans une salle de cabaret de la ruelle Gambetta, de quelques amoureux du chant choral d'adultes. Mais le chant collectif d'enfants fut toujours plus ou moins pratiqué sous les formes diverses et épisodiques dans la plupart des établissements scolaires. 

En 1992 célébrant le centenaire avec des invités de haut niveau, " Chœur de l'Armée Française " les actuels dirigeants ont voulu proclamer que le chant choral est un acte d'unisson, donc la fraternité, car il offre le moyen d'émettre et de placer ensemble cette note " si éloquente, dit Jean GUEHENNO, qu'elle semble contenir toute la vérité de l'homme et de l'harmonie de l'univers ".

André LEBON